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Vouvray est unique

Le chenin, cépage unique et historique de Vouvray

Les vins de Vouvray sont produits à partir d'un unique cépage : Le Pineau de la Loire ou Chenin blanc. Ce cépage, originaire d'Europe Centrale fit son apparition dans le Val de Loire vers le IVème siècle et la légende en attribue la paternité à Saint Martin, fondateur de l'Abbaye de Marmoutier, berceau de l'appellation Vouvray.

Le chenin blanc s'est développé dans la Vallée de la Loire où il est nommé « plant d'Anjou » vers le Xème siècle. En Touraine, il prend son nom de « Pineau de la Loire » comme l'écrit Rabelais au XVIème siècle dans Gargantua « c'est vin pineau, O le gentil vin blanc et, par mon âme ! Ce n'est que vin de taffetas »

Les textes anciens distinguent le gros et le menu pineau de la Loire, tel que le « dictionnaire manuel du négociant en vins et spiritueux » qui explique en 1896 : « Les vins blancs des coteaux du canton de Vouvray, produits par le gros et le menu pineau de la Loire, donnent des vins dorés au léger goût de pierre à fusil, pétillants comme le Champagne ou liquoreux comme le vin d'Espagne le plus riche ». La codification internationale des cépages détermine le « gros pineau de la Loire » sous le nom de « chenin blanc » et le menu pineau sous le nom « d'Orbois ».

Le menu pineau reste présent aujourd'hui de façon très marginale dans l'appellation Vouvray, le Chenin blanc s'est affirmé au fil des siècles et couvre aujourd'hui tous les coteaux. Il donne avec les vins de Vouvray sans doute l'une de ses plus belles expressions du monde grâce à un terroir incomparable.

 

Un cépage unique, un cépage étonnant, le cépage de Vouvray

Comprendre les vins de Vouvray c'est, avant toute chose, s'intéresser au chenin. Tous les vins de cette appellation, tous sans exception, sont le fruit de ce cépage hors du commun. On retrouve certes le chenin, exporté, ici ou là dans de rares régions à travers le monde - en Afrique du sud pour l'essentiel. Mais il ne trouve ses plus belles expressions que dans la tranche médiane de la Loire, là où les hommes ont pu et su l'acclimater. Et à Vouvray tout particulièrement où il offre la plus large de ses palettes, du sec minéral aux moelleux profonds, du baroque tranquille aux effervescents.

Le chenin a un seul synonyme, qu'il convient de connaître et dont il faut impérativement respecter l'orthographe : c'est le pineau (blanc) de la Loire. Et, en se penchant mieux sur cet étonnant cépage, les amateurs d'ampélographie apprendront à distinguer ses trois variétés : le gros pineau, le menu pineau et le gros pineau à queue rouge qui, à Vouvray, n'a pas disparu.

S'intéresser aux vins de Vouvray c'est saisir l'infinie plasticité du chenin. Car c'est bien le chenin, le chenin et nul autre cépage qui confère à ces vins l'essentiel de leur caractère et de leur élégance. Leur personnalité, leur bouquet et leurs fragrances, c'est le chenin travaillé taillé, sculpté et vendangé par les vignerons vouvrillons. Il donne avec les vins de Vouvray sans doute l'une de ses plus belles expressions du monde grâce à un terroir incomparable.

Bien évidemment cette richesse végétale a un coût : ce cépage est de maturité tardive. A Vouvray on ne vendange généralement pas avant la mi-octobre. Et parfois jusqu'à la mi-novembre. Le temps peut aussi se dilater. Certaines années, chaudes, verront les chenins mûrs dès les premiers jours d'octobre. Et dans bien des cas des vendangeurs vouvrillons défient l'approche de l'hiver en quête des précieux raisins sièges d'une pourriture que l'on qualifie de noble, quand le microscopique Botrytis cinerae déshydrate les grains de chenin pour en concentrer tous les sucres.

Alors c'est, tout autour de Vouvray, depuis Rochecorbon jusqu'à Vernou-sur-Brenne, de Sainte-Radegonde à Reugny en passant par Parçay Meslay, et de Chançay à Noizay un travail de couturière. Ce sont des vagues successives de tris dans la froidure. Avec, au prix de rendements plus que réduits, la promesse d'une exacerbation majestueuse des goûts et des arômes. Les Vouvray botrytisés ? A se damner.